GOODBYE EUROPA, Lost Words

A un dialogue parodiant le cynisme des entretiens d’embauche dans les grandes entreprises, s’opposent
des scènes muettes, grands tableaux poétiques, où des enfants jouent aux jeux vidéos, des ours essayent d’ouvrir une porte, un ange enchaîné est au chevet d’un enfant, des chiens aboient et un cochon grogne. Toutes scènes, en premier lieu énigmatiques, qui renferment un potentiel poétique déflagrant, où ces figures désarmées
et errantes dans l’attente d’un changement enfin révélé – une apocalypse – ont brutalement incarné pour moi de nouveaux migrants en attente d’un départ annoncé.

 

Europe vient du grec Europé, lui-même composé de deux mots grecs :eurus – qui signifie « large, qui se répand au loin » - et ops- « la voix de l’homme ou d’une divinité, mais aussi la vue, le regard»,. Dans Goodbye Europa,  Lost Words, j’entends Europe dans cette étymologie : le regard ou la voix de l’homme qui embrasse large. J’entends les derniers mots en guise d’au-revoir à la mondialisation qui a pilonné l’humanité. Dans cette fable néo-futuriste, il ne reste d’ailleurs que trois humains, tous semblables, quelques objets qui parlent, des animaux : une vraie arche de Noé au rabais et pitoyable. Pourtant une nouvelle histoire appelle à s’écrire : c’est sans doute l’apocalypse de la pièce.

Durée 2h - tout public à partir de 14 ans

texte français Caroline Michel

mise en scène et scénographie Renaud Marie Leblanc

lumières Erwann Collet

 

CO-PRODUCTION

Didascalies and co

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DISTRIBUTION

5 comédiens

(distribution en cours)


GOODBYE EUROPA, Lost WordsDavide Carnevali

Projet en création